La Grèce au Ve siècle, de Clisthène à Socrate (Nouvelle histoire de l'Antiquité, 2)

La Grèce au Ve siècle, de Clisthène à Socrate (Nouvelle histoire de l'Antiquité, 2)

Edmond Lévy

Language: French

Pages: 328

ISBN: 2:00299475

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Nouvelle histoire de l’Antiquité

1. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique. Des origines à la fin du VIe siècle
2. Edmond Lévy, La Grèce au Ve siècle. De Clisthène à Socrate
3. Pierre Carlier, Le IVe Siècle grec. Jusqu’à la mort d’Alexandre
4. Pierre Cabanes, Le Monde Hellénistique. De la mort d’Alexandre à la paix d’Apamée (323-188 av. J.-C.)
5. Claude Vial, Les Grecs. De la paix d’Apamée à la bataille d’Actium (188-31 av J.-C.)
6. Agnès Rouveret, Rome avant l’impérialisme
7. Jean-Michel David, La République romaine. Da la deuxième guerre punique à la bataille d’Actium (218-3 av. J-C.)
8. Patrick Le Roux, Le Haut-Empire romain en Occident. D’Auguste aux Sévères (31 av. J.-C.-235 apr. J.-C.)
9. Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée orientale d’Auguste aux Sévères
10. Jean-Michel Carrié, Aline Rousselle, L’Empire romain en mutation. Des Sévères à Constantin (192-337 apr. J.-C.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

groupa jamais qu’un nombre limité de cités, comme le rappellent les 31 noms de la colonne aux serpents, que de la ligue de Délos, qui avec ses quelque 200 membres transforme l’Égée en lac athénien. En effet, même si Aristote s’évertue à souligner qu’une summachia n’est pas un État, la ligue de Délos, pour laquelle Ehrenberg a forgé le concept de � symmachie hégémonique5 » se rapprocha de plus en plus d’une fédération : outre un conseil et un trésor communs, qui existaient dès le début, Athènes

Spartiates, mais à leur profit ; enfin, par le rôle personnel d’Alcibiade, qui pousse les Spartiates à intervenir et, se faisant envoyer avec un petit détachement de 5 navires, réussit à déclencher la révolte. Au cours de l’été 412, Alcibiade s’empare ainsi de Chios, que lui livrent les oligarques et qui lui fournit 20 navires. Cette défection est suivie de celles d’Érythrées, de Clazomènes, de Milet, de Ténédos et d’Éphèse, tandis que les Perses, qui ont rompu avec Athènes, concluent leur

de son influence, réelle ou supposée, auprès de Tissapherne, il prend la tête de la flotte de Samos : les soldats, réunis en assemblée, � le nommèrent stratège sur le champ… et lui confièrent toutes les affaires » (Thuc. VIII, 82, 1). Il réussit alors, par deux fois, ce qui lui vaut les éloges de Thucydide, à les dissuader d’abandonner Samos à l’ennemi pour revenir rétablir la démocratie à Athènes (Thuc. VIII, 82, 2 et 86, 4-7). De plus, après avoir été l’un des fauteurs de la révolution

même permis d’en revendre pour 15 talents (ibid., 33, et Strabon VII, c 311). Comme, d’autre part, Athènes peut aussi importer du blé d’Égypte ou de Sicile et qu’il semble que la production de l’Attique se soit accrue dans la période qui précède la guerre du Péloponnèse2, Athènes a vraisemblablement pu disposer de 2 000 000 à 2 500 000 médimnes de céréales par an, ce qui, pour une consommation moyenne de six médimnes qui est peut-être même au-dessus de la réalité, vu le nombre d’enfants et

leur principal soutien, Lysandre, se voit contesté à Sparte. Aussi les Trente, après avoir été battus par les démocrates à Mounichie, où meurt Critias, doivent-ils se retirer à Éleusis, dont ils ont préalablement massacré les habitants. Mais les Dix, à qui ils ont laissé le pouvoir, ont beau faire appel à Sparte, le roi Pausanias, en désaccord avec Lysandre, incite les � gens de la Ville » et les � gens du Pirée » à se réconcilier, ce qui met fin au régime oligarchique, qui n’avait sans doute

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